Du mardi 21 au dimanche 26 mai 2019 

GENIE DU DESSIN 

Atelier de Jean Chazy, 37 bis rue de Montreuil 75011 PARIS

Vernissage jeudi 23 mai 2019

 

Une exposition du Génie de la Bastille. 

(cliquer pour en savoir plus)

Dessin de la série 2015, Encres sur papier, 32 cm x 45 cm

8 dessins de la collection TANGO 2013, Encres sur papier, 10,5cm x 15 cm

du 1 au 14 avril 2019

Où se LOVE la mémoire

Exposition dans le cadre du mois Off de la Photo

Atelier de Jean Chazy, 37 bis rue de Montreuil

8 photographes réunis sur le thème de la mémoire, passée, présente et future, avec le Génie de la Bastille.
Avec Gérard Allaguillemette, Christiane Blanc, Corine Sylvia Congiu, Sophie Deprez, Jeanne Laurent, Pol Lujan, Daniel Nassoy, Noëlle-France Pellecer.
Vernissage le jeudi 4 avril à 18h

 

CLIQUER SUR L'IMAGE 

ZIPPOS VIETNAM , 1994,-Encadré-Cadre 81,75cm x 61,5 cm x  81,75cm, exemplaire 1/5, collection privée

 

 

zippo1-Awarding!I l’ll be the first of all but fighting ! I am the soldier going the rear.

zippo2-Fighter by day / lover by night / drunkard by choice/ army by mistake

zippo3-If my house was in Vietnam and my home in Hell I would sell my house and go home

zippo4-I can't live without you. I can't anymore but I can't die

zippo5-There's no gravity the world sucks

Où se LOVE la mémoire ? - Passée, présente, future. 

Images d’une guerre, images de toutes les guerres, passées, présentes, futures. 

Images d’amour aussi…

 

Les zipposétaient le seul objet personnel des combattants de la guerre du Vietnam. A la fois arme de guerre, puisque c’est avec eux qu’ils allumaient les paillottes Viêt-Cong pour y mettre le feu, à la fois objet sentimental où ils faisaient graver quelques mots qui les représentent :

Effigie. Où se LOVE la mémoire ?

Seul objet que l’on recueille sur le cadavre du soldat mort au combat, et que l’on remettra à sa femme ou sa fiancée, sa mère ou son père, mémoire d’un être aimé et qui nous aime, testamentaire.

 

zippo1-Awarding!I l’ll be the first of all but fighting ! I am the soldier going the rear.

zippo2-Fighter by day / lover by night / drunkard by choice/ army by mistake

zippo3-If my house was in Vietnam and my home in Hell I would sell my house and go home

zippo4-I can't live without you. I can't anymore but I can't die

 

zippo5-There's no gravity the world sucks

 

 

Ces photos ont été prises en 1993 alors que j’étais en préparation des œuvres pour "Ruines”, “performance pour deuxacteurs et un silence"

Cette pièce de théâtre, écrite en 1993 par Luc FRITSCH, a été créée en 1994 au Théâtre de l'Hôpital Ephémère.

Le sujet en était le « Post Traumatic Stress Disorder » et ses incidences dans une histoire d’amour (Le sous-titre est « L’après Vietnam dans la survie d’un couple »), et c’est donc à double titre que l’œuvre, créée dans son contexte, répond à « Où se LOVE la mémoire ».

Des zippos que m’a prêtés une collectionneuse ont été posés sur le pochoir -comprenant des noms de soldats tués au Vietnam qui sont sur le Memorial de Washington DC-, qui m’a servi dans certaines toiles conçues pour ce projet.

« If my house was in Vietnam and my home in Hell I would sell my house and go home » est la photo de tous les zippos de cette collecte, et chaque zippo trône, telle une tombe parmi les tombes du Cimetière National d’Arlington. 

L’effigie est figure, représentation, symbole,et à cetitre mémoire d’amour.



[1]« Je ne peux pas vivre sans toi. Je ne peux plus mais je ne peux pas mourir »

« Récompensé ! Je serai le premier de tous, mais à se battre ! Je suis le soldat qui va à l'arrière » 

« Combattant de jour / Amant de nuit / Ivrogne par choix / Armée par erreur » 

« Pas grave, le monde craint » 

 

 

 ANNEXE

 

 

 

 

 

"Ruines”, “performance pour deux acteurs et un silence", écrite en 1993 par Luc FRITSCH, a été créée en 1994 au Théâtre de l'Hôpital Ephémère avec Michel SCOURNEAU et Corine Sylvia CONGIU.

Des images fabriquées par Corine Sylvia CONGIU, projetées sur un écran de 3 m sur 4 m jalonnaient les séquences. Peintures, photographies, collagesetmontagesdephotographies, dessins, peintures, àpartir de photocopies et de documents réels issus dela presse de l’époque, et demagazines d'agences de voyages retravaillées avec des techniques mixtes (acrylique, mine de plomb, trichloréthylène...)

 

Comment survivre après cette forme particulière d'existence qu’est le combat à mort au quotidien, comment essayer de réintégrer une vie "normale", c’est ce que s'acharne à faire Steve à son retour de la Guerre du Vietnam.

Lee, sa femme, lentement corrodée par ce qu'il convient d'appeler la maladiede Steve (« Post Traumatic Stress Disorder »), contaminée par le désespoir, dans les derniers sursauts pour sauver son couple et son enfant, retrouve la nécessité et l'exigence de la peinture, que l'activité professionnelle, le tourment et la maternité l'avait induite à abandonner.

Steve alterne mutismes et ratiocinations obsessionnelles, violences et fuites.

Lee ne se lasse pas de le questionner, déterminée à exorciser le mal, convaincue que "Dire, c'est combattre".

Pour elle, la création n'est pas seulement une question de survie personnelle : elle est son moyen spécifique de déclencher la parole de l'autre, de lui opposer des images chocs parfois plus efficaces et plus subtiles que la parole.

 

 

Il y a en effet dans la peinture et la photographie cet étrange pouvoir d'établir une complicité encore inédite avec celui qui la regarde : peut-être celle des émotions encore inavouées

2019

Dans le cadre du Printemps des Poètes,
Corine Sylvia Congiu présentera son nouveau petit livre sur le texte d'une chanson dont elle est l'auteur compositeur,
et qu'elle chantera pour vous à la soirée du vernissage 


Mercredi 13 mars 2018 
18h 20h

Voir la programmation détaillée des soirées :
http://www.legeniedelabastille.com/evenement/printemps-poetes-2019-la-beaute/

 

Exposition BARZARTS 2018

Les artistes investissent les bistrots et les bars du quartier (Charonne-Voltaire-Alexandre Dumas), du 12 au 22 novembre 2018. 

VERNISSAGE au Centre Mercœur, 4 rue Mercœur, 75011

Le mardi 13 novembre à 18h

Avec les artistes du Génie : 

Corine Sylvia Congiu, au café Le Rouge Limé, 167 Boulevard Voltaire

Patrick Lipski, au bar ALF (A La Française), 50 rue Léon Frot

 

BARZARTS 2018

Les artistes investissent les bistrots et les bars du quartier (Charonne-Voltaire-Alexandre Dumas), 

du 12 au 22 novembre 2018. 



Corine Sylvia Congiu, 

au café Le Rouge Limé, 167 Boulevard Voltaire 75011

METRO CHARONNE

 

 
mercredi 07:00–02:00
jeudi 07:00–02:00
vendredi 07:00–02:00
samedi 07:00–02:00
dimanche 08:00–02:00
lundi 07:00–02:00
mardi 07:00–02:00

Croquer...

Croquer.

Planter les dents dans une pomme, en sentir juste la saveur, le goût, la senteur, le jus. A peine, sans encore mastiquer, ingérer, digérer.

Croquer un corps.

Quelques lignes, à peine. Juste suggérer, frôler, sans en exténuer le sens.

Comme le désir, instant de pur inassouvissement qui n’a pas encore trouvé la réalisation. Sans forcément l’envie d’aller plus loin, sans exhaustivité, sans peut-être même y penser, séduction, appel à jouer.

 

« Alors que l’Art Moderne n’aime pas l’éclectisme (accusé parfois de dilettantisme) de l’artiste jouant de plusieurs pratiques, dans l’Art Contemporain, l’œuvre n’est pas réduite à l’objet (peinture, vidéo, performance, éléments de documentation sur l’œuvre, écrits divers). C’est la déclinaison d’un concept abstrait qui constitue l’œuvre véritable. Il y a une redéfinition de l’art et de l’artiste, où celui-ci n’est pas confiné dans une seule pratique mais met en jeu plusieurs techniques qui trouvent leur cohérence par un discours les unifiant.]

 Mon travail ne joue pas sur le sensationnel ou le scandale que l’on est autorisé à attendre selon le paradigme de l’Art Contemporain (Cf. Nathalie Heinich), il se présente comme une résistance à un art qui a coupé les amarres avec le public, dans sa frénésie à n’être plus que la fuite en avant d’une réflexion sur l’art qui perd de vue ce qu’il y a de profondément humain.

Ma peinture, mes vidéos, performances, romans, ont pour concept commun une interrogation sur l’être et le devenir, sans discours invasif qui tende à se substituer à l’œuvre, dans ce qu’Umberto Eco nomme une œuvre ouverte[1]. »[2]

 

Cette série de dessins érotiques, insolite en regard du gros de ma production, a été le fruit de la pure liberté et fantaisie, du hasard de l’existence, qui ne s’embarrassent pas des pseudo-devoirs où le marché de l’art incite dictatorialement à une cohérence de moyens pour que le collectionneur s’y retrouve.

 

Ces croquis à l‘encre de chine ont été réalisés d’après photos plus ou moins pornographiques prélevées sur internet, que le travail de l’ellipse restitue à l’érotisme.

On m’a - je me suis - demandé pourquoi cet érotisme uniquement féminin, pourquoi uniquement des corps de femmes face à mon désir hétérosexuel… comme si cette série n’était destinée qu’au désir masculin. Mais non.

Sans doute y a-t-il là, davantage que le désir de l’autre, quelque chose de l’ordre de la parade amoureuse qui y préside, posture intensément féminine au moment de la pariade humaine.

 



[1] (Opera aperta, 1962 ) Où l’ambigüité et la pluralité des signifiés est une fin explicite : « … l’œuvre peut être interprétée de différentes façons sans que son irréductible singularité en soit altérée ».)

 

 

[2] In Corine Sylvia Congiu, Démarche, Écrits 2017.

 

 

ENGLISH

Croquer* !

*("Croquer," in French, is the same verb for "to eat" and "to sketch.")

 

Sinking our teeth into an apple, just noting the taste, the flavor, the fragrance, the juices. Barely, without having yet chewed, ingested, digested...

 

« Croquer » a body!

Scarcely any lines, just a suggestion and an allusion, without exhausting its meaning.

Like desire, moment of pure unsatisfaction that has not yet found fulfillment. Without necessarily the desire to go further, without exhaustiveness, without perhaps even thinking, seduction, call to play.

 

One opposes Figure and Abstraction, yet the period of formalism proves that the figures can also be abstract, each artist making his specialty the declination of a single figure (Barnett Newman, Albers, Pollock, Buren, BMPT, Fontana…) or a single color (Soulages, Ryman, Klein…).

The word, "figure," supposes two terms: what is figurative and what appears. As such, "figure" contains a symbolic meaning that formalist painting generally refuses.

To call them figures is, therefore, to reload them with a symbolic meaning and to implicate them as a vocabulary of signs (in a tradition that goes back to Kandinsky and, through him, to Goethe's Traité des couleurs).

My painting, my videos, performances, novels, have as their common concept an interrogation on being and becoming, without manifest, in what Umberto Eco names an "open work". (opera aperta, 1962 THE OPEN WORK)

Modern art doesn't appreciate artists' eclecticism, that is their using different practices, often accusing such artists of dilettantism.

Contemporary art, however, isn't reduced to just the object (painting, video, performance, documentary elements about the work of art, writings, etc.).

It's the declination of an abstract concept that constitutes the true work. There is a redefinition of art and the artist: the artist is no longer confined To one practice, allowing them to explore many techniques which find their coherence in a unifying discourse.

My work doesn't play on the sensational or scandalous, which one expects according to The Paradigm of Contemporary Art (Ct. Natalie Heinich).

It is presented as a resistance to an art which has cut all ties with the audience. In all its frenzy, contemporary art claws ahead and loses sight of what is profoundly human.

This series of erotic drawings, unusual compared to the bulk of my work, was the fruit of pure freedom, fantasy, and the chance of existence. These works do not bother with the pseudo-duties dictated by the art market, which encourage a coherence of means so that the collector understands.

These sketches in Indian ink were made from more or less pornographic photos taken from the internet: the ellipsis of details restores eroticism.

One asked, and I wondered:"why only female eroticism ?"  "Why only women's bodies given my heterosexual orientation...?" -as if this series was intended only for male desires. But no.

Perhaps there is more there: more than the desire of the other, something in the order of an amorous parade that governs it – an intensely feminine stance at the moment of human pairing (mating).